Maladie de Parkinson : le prix scientifique de la Fondation France Israël attribué aux Professeurs Hagai BERGMAN (UHJ) et Claude FEUERSTEIN (France)

Pr. Hagai Bergman Université Hébraïque de jérusalem Pr. Hagai Bergman Université Hébraïque de jérusalem

Madame Nicole GUEDJ, Présidente de la Fondation France-Israël remettra le Prix Scientifique 2013 de la Fondation France-Israël au Professeur Hagai BERGMAN, Docteur en Médecine et Professeur de physiologie au département de neurobiologie de l’Université Hébraïque de Jérusalem, membre fondateur du centre de recherches en neurosciences, situé au sein de l’Université Hébraïque de Jérusalem, l’ELSC (Edmond and Lily Safra center) et au Professeur Claude FEUERSTEIN (Professeur de physiologie et de neurosciences à l’Université Joseph Fourier, Grenoble), pour leurs travaux de recherche en neurosciences sur la maladie de Parkinson.

L’israélien Hagai Bergman possède un doctorat du Technion et exerce à la faculté de médecine de l’université Hébraïque de Jérusalem, laboratoire de recherche sur les noyaux gris centraux. Il est un pionnier dans le développement de traitements de la maladie de Parkinson et d’autres maladies neurologiques.

Dans Israël Science Info N° 8, le Dr Marie-Laure Welter, neurologue et praticien hospitalier à la Pitié-Salpêtrière, avait écrit : « les travaux du Pr Hagai Bergman représentent une avancée dans le domaine de la compréhension des dysfonctionnements à l’origine des troubles présentés par les patients parkinsonniens et des effets de la stimulation cérébrale profonde. Il préjuge d’une évolution de cette technique vers une médecine personnalisée, pour les patients souffrant de troubles neurologiques et/ou psychiatriques. Ce travail, en permettant de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau, apporte aussi des données importantes pour le développement des interfaces ‘cerveau-machine’, nouvel axe de recherche en neurosciences ».

Le Pr Hagai Bergman et son équipe à l’université Hébraïque de Jérusalem avaient démontré* que la stimulation électrique ajustée sur le dysfonctionnement de l’activité cérébrale induite par la perte en dopamine permet de mieux réduire le handicap moteur chez l’animal rendu parkinsonien, en comparaison à une stimulation électrique continue à haute fréquence, telle qu’utilisée en pratique clinique courante chez les patients parkinsoniens. Pour cela, les chercheurs de l’UHJ ont mis au point un système permettant de recueillir l’activité des neurones du cortex moteur (région située à la surface du cerveau et contrôlant le mouvement) et d’envoyer une stimulation électrique dans le GPi (globus pallidus interne) en fonction de l’activité du cortex (stimulation dite en closed-loop). Ses travaux ont ouvert de nouvelles perspectives thérapeutiques avec la possibilité d’une médecine personnalisée, adaptée au dysfonctionnement de l’activité cérébrale propre à chaque patient, dans le domaine des pathologies du mouvement mais aussi des troubles du comportement.

Cette cérémonie se fera en présence de Hélène CONWAY-MOURET, Ministre déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères, chargée des Français de l’étranger, de Martine DASSAULT, Présidente des Amis français, de l’Université Hébraïque de Jérusalem,  de Jean-Claude PICARD, Président de l’AFIRNe, Association Franco-Israélienne de Recherche en Neurosciences, sous le haut patronage de SE Monsieur Yossi GAL, Ambassadeur d’Israël en France.

* Journal Neuron, octobre 2011

Israël Science Info