Saint-Lô : Algaia (France) augmente son capital grâce à Maabarot (Israël) - Israël Science Info

Saint-Lô : Algaia (France) augmente son capital grâce à Maabarot (Israël)

La structure du groupe Maabarot La structure du groupe Maabarot

Basée à Saint-Lô (Manche) et Lannilis (Finistère), Algaia voit son capital augmenter de 4 M€ par son actionnaire majoritaire, la société israélienne Maabarot products, Une nouvelle ligne sera créée dans le Finistère. Maabarot vient d’injecter quatre millions d’euros dans le capital de la société Algaia. Créée à Paris en 2015, Algaia possède un centre de recherche et développement à Saint-Lô (12 salariés) et une usine de production à Lannilis (81 salariés). Les autres actionnaires sont un fonds d’investissement français et les managers de l’entreprise.

Algaia utilise des algues pour de multiples usages : dans des crèmes dessert, dans le dentifrice, pour combattre des champignons, des bactéries… À Saint-Lô, l’apport en capital permettrait « une extension de la ligne pilote pour le développement de nouveaux produits et de nouvelles technologies« , souligne Fabrice Bohin, directeur général. À Lannilis, ce sera pour une nouvelle ligne de production d’extraits d’algues, « innovante«  et opérationnelle « d’ici quelques semaines ».

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Au cours de l’année 2017-2018, Algaia avait déjà investi 5 millions d’eurossur ses installations dans le Finistère « pour développer de nouveaux ingrédients et augmenter les capacités de l’usine. Nous sommes heureux de voir que nos actionnaires s’engagent à nos côtés pour soutenir nos plans de développement », explique Fabien Bohin.

Eyal Shlamon, président de Maabarot products, a déclaré vouloir faire d’Algaia « le leader du marché des extraits d’algues ».

Auteur : Christophe LECONTE pour Ouest France le

Usine Maabarot

Usine Maabarot

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La société Algaia se développe et surfe sur l’or vert

En deux ans, la société Algaia, qui développe dans la Manche et produit dans le Finistère, est passée de 5 à 80 salariés en moins de deux ans. Ses dirigeants ont misé sur les extraits d’algues et leurs recherches intéressent jusqu’en Asie.

Des algues dans la crème dessert, dans le dentifrice, pour combattre les champignons sur les vignes ou les bactéries contre les végétaux. De la fiction ? Non, une réalité. Une réalité qui fait l’objet de recherche et développement à Saint-Lô, et de production à Lannilis. C’est dans un bâtiment complètement réaménagé et modernisé par la collectivité, que les responsables d’Algaïa nous ont donné rendez-vous. Chemises, vestes et un style à la fois sérieux et détendu les caractérisent.

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Le PDG Fabrice Bohin et le responsable du développement commercial, Frédéric Faure, un ancien de chez Cargill, font découvrir des lieux épurés, modernes. Les deux cadres expliquent leur entreprise au développement rapide, leur start-up. Car les extraits d’algues, leur matière première, « démarre très fort, confirme Fabrice Bohin, et nous ne sommes qu’au tout début ». Passée de 5 salariés à 80 en moins de deux ans, Algaïa surfe sur l’or vert. C’est un fait, les extraits d’algues envahissent notre quotidien.

« Un marché avec une croissance à deux chiffres »

Créée en 2005 à Paris, cette start-up détenue à 60 % par des fonds de pension français et les managers de l’entreprise et à 40 % par un fonds de pension israélien, voit donc ses activités se développer très très rapidement. « C’est un marché avec une croissance à deux chiffres et d’envergure mondiale. Et le potentiel est énorme. »

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Dans un premier laboratoire, des tests plutôt axés agroalimentaires. « Et pour produire en conditions réelles, le hall technologique agroalimentaire de l’Ecole nationale d’industrie laitière (Enil) Saint-Lô-Thère, tout près, est un avantage. »  Un peu plus loin, du matériel informatique de pointe permet de pousser au maximum la recherche sur les bienfaits des algues. Leurs forces ? Elles sont envahissantes, naturelles, repoussent facilement et se récoltent toute l’année. « À Lannilis, nous avons sauvé les emplois de l’ancienne usine Cargill rachetée début 2017, mais aussi la moitié de la filière des extraits d’algues, avec laquelle des pêcheurs complètent leurs revenus. »

Autre force, les algues sont dans un environnement hostile, donc ont développé des systèmes de défense naturels très performants. Et du côté des pays asiatiques, on s’intéresse fortement aux recherches d’Algaïa. « Avec un gros atout pour la France : nos mers sont propres. »

Nicolas DENOYELLE pour Ouest France

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