Weizmann (Israël) : les humains, minoritaires, causent la perte de nombreuses espèces à cause des choix alimentaires - Israël Science Info

Weizmann (Israël) : les humains, minoritaires, causent la perte de nombreuses espèces à cause des choix alimentaires

Pr Ron Milo Pr Ron Milo

C’est une première. Des scientifiques israéliens ont voulu comprendre le poids infime que représente l’Homme dans la balance des êtres vivants sur la Terre. Les pertes que les humains causent sur les autres espèces sont considérables. Le Pr Ron Milo, chercheur à l’Institut Weizmann des sciences en Israël, a dirigé cette étude *.

Pas facile de réaliser que l’Homme ne représente que 0,01 % des formes de vie sur la Terre ! Et pourtant. Les 7,6 milliards d’êtres humains qui fourmillent sur notre planète ne représentent qu’une infime partie de la vie qui y séjourne, parmi la flore et la faune allant de la plus petite bactérie jusqu’aux imposants éléphants.

L’étude va plus loin et tente de montrer dans quelle mesure l’activité dominante des humains a causé la perte de nombreuses espèces. On réalise alors que plus le temps passe, plus le nombre d’espèces disparaissent du fait de l’activité humaine. À terme, il ne restera sans doute que les espèces domestiques, les élevages et les espèces sauvages que les hommes ont choisi de protéger.

(l-r) Yinon Bar-On and Prof. Ron Milo compiled a biomass distribution for all life on Earth

Yinon Bar-On and Prof. Ron Milo (photo Weizmann)

La destruction des habitats sauvages pour les besoins de l’agriculture, la déforestation, l’extension des zones urbaines, les pêches et les chasses sans contrôles ni restrictions, entraînent ce que les scientifiques considèrent comme la sixième extinction massive de la vie au cours des quatre milliards d’années d’histoire de la Terre(2). Selon eux, nous aurions perdu environ la moitié des animaux de la Terre au cours des cinquante dernières années.

« Nos choix alimentaires ont un vaste effet sur l’habitat des animaux, les plantes et autres organismes. J’espère que le public considérera ce travail comme faisant partie de sa vision du monde, de la façon dont il consomme », explique le Pr Ron Milo. « Je ne suis pas végétarien mais je prends en compte l’impact sur l’environnement de ma prise de décision, ce qui m’aide à réfléchir : est-ce que je veux choisir du boeuf ou de la volaille ou utiliser du tofu à la place ? », interroge-t-il.

* Publication dans PNAS le 21 mai 2018

Source : consoglobe par Maylis Choné, 22 mai 2018

Comparative biomass at a glance, in gigatons of carbon

Comparative biomass at a glance, in gigatons of carbon (Source : Weizmann)

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